Boston - Monaco - Dinard - Le Chesnay

Le site gratuit dédié aux fonds d’ateliers de peintres contemporains

index.html Qui sommes nous ? Nos Peintres mais encore Divers


Vous êtes sur la page :

Prochaine mise à jour : décembre 2019

Peintre UN sa bio

  Biographie de « Hervé » :

                 Jean-Auguste ALOT-MATIGNON  de la famille des « Kersanec », voit le jour dans le modeste manoir familial qui surplombe la mer en Bretagne Nord.  Le canon tonne à Verdun, et son père, officier de marine, vogue vers les Dardanelles d'oû il rentrera lourdement handicapé ne survivant que quelques années à ses blessures. Son frère ainé se noie à l’age de 14 ans.  Le peintre qui souhaitait préparer les  Beaux-Arts et voulait consacrer sa vie à la peinture devra faire des études d’Ingénieur et travailler, car devenu soutien de famille.  

                     Avant guerre, il passe plusieurs années sur l'étang de Leucate,  de Biscarosse, et dans l’usine de Toulouse Montaudron d’un célebre hydro-avionneur. Ayant rejoint Londres, la Libération de 1945 survient alors qu'il participe à l’effort de guerre  dans une  banlieue anglaise  sur les hydravions auxquels il aura voué une véritable  passion, mais moins forte que celle qu'il a pour la peinture.

                     Rentré en France et devenu pour un temps industriel, il entame une brève carrière politique en 1958, mais passe de plus en plus de temps à peindre, installant son chevalet à Honfleur, Dinard, Perros-Guirec, devant les sites qu'il peint sur le vif.

                     Lors d'un voyage à New York, oû il a participe à une exposition de peintres français,  il fait la connaissance de Marie-France, décoratrice d’art mariée avec un antiquaire de Boston. Il envoie à celle-ci, à plusieurs reprises,  des toiles dont elle agrémente les riches maisons américaines qu’elle redécore sur la côte Est. Elle lui en demande sans cesse de nouvelles. A partir de 1973, il envoie presque toute sa production à Boston et peint le plus souvent « sur commande ». Des bateaux, des paysages de Bretagne, des fleurs. La « French touch ».

                     Il fera de nombreux voyages, qu'il financera en vendant ses tableaux, en  Europe, au Moyen Orient, en Australie, en Chine. Il vend certaines oeuvres à des tarifs qui font rêver aujourd’hui. 5, 10 mille dollars, et peut être plus. Mais sa vue baisse de plus en plus, et sa production se ralentit fortement dans les années 80. Il disparaît à l'aube de ce nouveau siècle.

                    Il a sans doute peint entre 250 et 350 tableaux. Il n’a jamais vraiment été côté en France bien qu’ayant plusieurs fois exposé : à Deauville, au Touquet, au Salon des Indépendants du Grand Palais à Paris.  Il n’existe pas à proprement parler de fond d’atelier car de son vivant, il a avait donné les rares tableaux qu’il n’avait pas voulu se résoudre à vendre, à sa famille,  à des amis, à une association, une mairie, et en souvenir,  à des galeristes de ses amis, leur demandant de ne pas s’en séparer de son vivant. Un souhait qu’ils respecteront et qui a permis d’en savoir aujourd’hui un peu plus.

Nous avons localisé de ce côté-ci  de l’atlantique, de rares œuvres. Au total, une vingtaine, dans les mains de plusieurs personnes qui ne voulaient pas vendre jusqu’alors mais qu’on peut sans doute faire changer d’avis.  Oû sont les autres toiles du peintre en 2019 ? Vraisemblablement aux Etats-Unis, au Canada, en Chine.